Révélations : les six prétendants, un seul favori – les coulisses du futur vice-président camerounais
Il devait être un simple ajustement institutionnel. Mais le projet de révision constitutionnelle examiné ce 3 avril 2026 par le Congrès camerounais cacherait une tout autre ambition : celle d’une succession sur mesure. Alors que les six noms circulant pour occuper le futur poste de vice-président, du fidèle Premier ministre Joseph Dion Ngute au tout‑puissant Ferdinand Ngoh Ngoh, alimentent toutes les spéculations, un favori s’impose avec une clarté troublante : Franck Emmanuel Biya, fils aîné du président vieillissant. À 54 ans, cet homme de l’ombre, sans mandat électif, pourrait ainsi hériter d’un pouvoir qu’il n’a jamais conquis. Dans une Afrique centrale habituée aux dynasties, du Gabon au Tchad, le Cameroun semble en passe de franchir le Rubicon. Mais cette « modernisation » à huis clos, contestée par une opposition exsangue et une jeunesse assoiffée de renouveau, ne risque‑t‑elle pas de transformer la République en affaire de famille ?