L’histoire politique tchadienne a écrit, ce 06 janvier, l’une de ses plus belles pages de reconnaissance et de confiance. Par décret présidentiel N°002/PR/PM/MAEIATE/2026 en date du 06 janvier 2026, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno a porté son choix sur l’une des figures les plus brillantes et les plus engagées de la scène publique nationale : Madame Amina Priscille Longoh. Elle est nommée Ambassadrice Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Tchad auprès de la République Française, à Paris, avec juridiction étendue sur le Royaume-Uni, l’Espagne, la Grèce, le Portugal, le Vatican et l’UNESCO. Une consécration magistrale pour une femme dont le parcours, parti de l’engagement humanitaire le plus concret, est un hymne à la résilience, au patriotisme et au service désintéressé.
Cette nomination prestigieuse n’est pas un coup du hasard, mais l’aboutissement logique d’un chemin pavé de convictions et de résultats. Il y a quelques semaines à peine, les enquêtes rondement menées par la rédaction du journal panafricain Le Faucon d’Afrique la classaient déjà dans le Top 5 des femmes d’État ayant marqué l’année 2025 au Tchad. Un palmarès mérité pour celle qui, après avoir été Ministre d’État, ministre de la Femme ; une première historique, venait d’être élevée au poste de Conseillère Spéciale, Représentante Personnelle du Chef de l’État auprès de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). En quelques mois, son horizon est passé des défis sociaux internes aux arcanes stratégiques de la diplomatie multilatérale et maintenant bilatérale, au poste peut-être le plus symbolique pour le Tchad.
Un parcours ascendant, bâti sur l’altruisme
Le récit d’Amina Priscille Longoh force l’admiration. Diplômée en gestion et communication, elle a d’abord choisi le terrain, le contact direct avec la détresse. Fondatrice de Tchad Helping Hands, elle a étreint les réalités les plus dures de son pays, tendant la main aux femmes brisées, aux enfants vulnérables, aux laissés-pour-compte. De cette argile humanitaire, elle a façonné une détermination inébranlable : changer les choses. Sa voix est devenue celle, ferme et douce à la fois, de l’autonomisation des femmes et de la protection absolue de l’enfance. Son entrée au gouvernement, d’abord comme ministre de la Femme, de la Protection de la Petite enfance et de la Solidarité nationale en pleine période de transition, puis comme ministre du Genre, et enfin comme Ministre d’État, fut marquée par des réformes sociales courageuses et des programmes concrets. Elle a incarné, avec un sens de l’écoute rare et un leadership empathique, la nouvelle génération de femmes tchadiennes décidées à prendre toute leur place dans l’édification nationale.
La France : le poids d’une histoire commune sur des épaules désignées
Confier la représentation du Tchad en France à Amina Priscille Longoh est un geste politique d’une grande acuité. La France et le Tchad entretiennent une relation séculaire, historique, complexe parfois, mais toujours essentielle. C’est désormais sur ses frêles épaules que repose le poids de cette coopération multiséculaire. Un poids qu’elle portera avec la même grâce combative qui l’a toujours caractérisée. Son expérience approfondie de la gestion des affaires de l’État, son sens aigu du dialogue, son altruisme devenu une signature, et son vaste carnet d’adresses forgé sur tous les fronts ; humanitaire, gouvernemental, international sont autant d’atouts qui lui permettront de manager avec dextérité, exemplarité et une fine diplomatie cette mission cruciale. À Paris, elle ne sera pas seulement une ambassadrice ; elle sera la continuatrice de son combat fondamental : promouvoir et valoriser l’image d’un Tchad résilient, dynamique et tourné vers l’avenir, tout en veillant à ce que les préoccupations des femmes, des enfants et des plus fragiles résonnent aussi dans les cercles les plus élevés.
Une fierté nationale
La nomination d’Amina Priscille Longoh est bien plus qu’une simple affectation administrative. C’est un signal fort adressé à la jeunesse tchadienne, et particulièrement aux jeunes filles : le mérite, le travail acharné et l’amour de la patrie sont les véritables leviers de l’ascension. C’est la reconnaissance qu’un parcours « parti de rien », mais riche d’un engagement sans faille, peut mener aux plus hautes sphères de responsabilité. Alors qu’elle s’apprête à prendre son poste dans la capitale française, c’est une page personnelle et nationale qui se tourne. Une page écrite avec courage, et qui s’ouvre sur un chapitre prometteur pour les relations entre le Tchad, la France et l’Europe. Le pays tout entier peut légitimement être fier et placer en elle une confiance absolue. La mission est immense, mais l’ambassadrice est à la hauteur. L’histoire le savait déjà ; le décret du 06 janvier 2026 le confirme avec éclat.



